Douceur, d’une nuit de pleine lune, torpeur de leurs corps enlacés, dehors, une ambiance glaciale dans les premiers frimas d’un automne avancé.
Les draps froissés réchauffés par la fièvre des tourments érotiques dont ils les ont souillés, renvoient l’image d’une étreinte diabolique de deux amants dont la peau frissonne encore d’un plaisir savouré.
Des tendresses tactiles, des baisers sensuels pactisent l’épilogue d’une rencontre charnelle au bord de l’irréel.
Ils se respirent, s’enivrent du bonheur d’avoir pu conjurer le sort du destin, ce destin assassin qui depuis trop longtemps les avait éloignés.
Deux êtres se sont aimés sans songer à demain, leurs mains se sont trouvées, leurs bouches se sont collées, ils se sont découverts, et guidés par l’urgence d’enfin pouvoir s’aimer, leurs sexes se sont naturellement imbriqués, comme s’ils avaient été crées l’un pour l’autre.
Elle est faite pour le plaisir, il est fait pour la combler, ils ne peuvent que s’aimer d’amour et de luxure, pour peu que la destinée daigne enfin conjurer le troublant maléfice dont ils sont accablés.
La lune pour complice de leurs torrides ébats, ils savourent le délice d’une nouvelle étreinte, un tango argentin de feu et d’artifice, un combat érotique à se briser les reins.
Ils vont s’aimer ainsi jusqu’au bout de la nuit .Ereintés de plaisirs aux abords de l’aurore, à l’aube d’un nouveau jour, dans les lumières blafardes d’un soleil renaissant, enrobés de douceur et d’un sommeil latent, peut être alors vont-ils enfin se promettre de naviguer ensemble jusqu’au bout de la vie.
Mystère du plaisir, du mélangedes genres, de la féminité par le désir guidée, de la virilité par les courbes attiré, qui se veut pour complice d’une idylle passionnelle au-delà du charnel.
J'aurais bien pu vous écrire la suite de "Comme un jeudi",je sais que certains d'entre vous l'attentent ...à ceux là je dis il vous faudra patienter...et je vous en remercie
Je voulais juste partager avec vous aujourd'hui, en forme de remerciement pour celui qui en est l'auteur,un poème qui me fut envoyé par mail ce dimanche et présenté ainsi "Pour vous et par vous inspiré"
Un grand merci cher inconnu,vos autres poèmes sont les bienvenus
Quand le mystère rôde
Sous les évocations d’un lancinant mystère, Pressentant les effets qui ne sont point montrés, Rêvant, sans les savoir, les intimes apprêts, Dans cette obscurité j’aperçois la lumière.
C’est pourquoi de mes mots maintenant je m’affaire. Sur les dessous brûlants mes vœux sont concentrés. Les appas sont cachés, les désirs sont rentrés, La soie a le pouvoir, le pouvoir de me plaire…
Des effluves sans nom me titillent le cœur. Se mêlent-ils, charmeurs, issus des orifices, Aux atours aguichants qui tripotent mes vices ?
Car la peau satinée exalte avec bonheur Ma foi dans la douceur du feu qui me taraude… Le désir me conquiert quand le mystère rôde…
Quand tu te penches sur mon sommeil c’est la nuit blanche qui me guette
Ton regard qui m’ensorcèlequand la douceur de tes baisers recouvre ma nudité dans mes draps blancs froissés
Ils sont présents sans m’effleurer, une bruine d’étoiles irisées sur ma peau assoiffée de tes désirs volatiles.
En main de maître tu me conduis vers le désir, m’abreuves de tes aphrodisiaques effluves, de ces fragrances qui à ma peau adhère comme un érotique voile.
Mon oreiller étouffe mes plaintes, cette douleur de te savoir si loin de moi.
Les murmures des tissus comme une déchirure électrisent mon corps d’une bien étrange lueur, un éclair synergique dans le mélange de nos silhouettes enchainées dans l’absolu d’une nuit érotique.
Ne serait-ce la source divine qui coule entre mes cuisses, je pourrais croire à un rêve, ne serait-ce ton sexe qui glisse impunément entre mes lèvres de cyprine imbibées, je pourrais croire à ma folie.
Au bord de ton regard tu m’offres la convoitise, je te propose l’extase, tu fuis ma gourmandise, préfères le romanesque à mes humeurs coquines.
Ta patience me désarme, je réclame tes charmes, la raideur érotique de ton sexe charmé par ma libertine volupté.
A ma charnelle corruption tu préfères l’ivresse du désir, tu te refuses à moi, t’éloignes de ma chair en mâle dominant, réprimes tes envies pour mieux m’apprivoiser, me conduire, esclave de mes désirs de toi dans ta geôle solennelle où tu me traiteras comme ta favorite, Shéhérazade de tes folies, embaumée de fragrances, juste de bijoux vêtue.
Pourquoi t’en vas-tu, tu me quittes déjà, et pourtant je sens toujours tes baisers.
Ton regard s’obscurcit, il a perdu de sa limpidité, ta peau de sa saveur, tes mains de musiciens de leur agilité…
La porte vient de claquer, tu viens de sortir ou bien de rentrer…
Pourrais-je te pardonner tes infidélités, tes escapades nocturnes qui te ramènent à moi aux premières lueurs ?
J’occulte tes mystères, emprisonne ma douleur…entre les draps défaits tu rejoins ta guerrière, l’enlace à l’étouffer, la comble de ses baisers, implore son pardon …
J’émerge du sommeil comme une chrysalide devient un papillon, les brumes matinales m’arrachent à mes chimères, la femme licencieuse redevient anodine.
Je voudrais me rendormir, ne plus me réveiller, te rejoindre à jamais dans mon imaginaire et conjurer le sort que sur nous le destin a jeté.
Une chaleur caniculaire, une torpeur qui l’investit, un lourd sommeil qui l’engourdit.
Morphée l’appelle, elle s’interdit de se laisser glisser dans la nonchalance d’une journée estivale.
Son lit, l’accueille, l’enrobe de désirs si brûlants dans la demi obscurité de la chambre, qu’elle en perd la raison, laisse glisser ses doigts sur sa peau de moiteur habillée.
La plaisir est latent, enfoui sous ses dentelles qu’elle arrache, gémissante d’un désir si fiévreux qu’il en est douloureux
Dehors tout est silence si ce ne sont la cymbalisation des cigales qui honore l’été et le vent dans les voiles de la terrasse ombragée qui viennent à peine le troubler.
Elle ressent la douceur, au creux de son épaule, d’une morsure amoureuse, se nourrit de mots bleus à son oreille murmurés.
Elle lutte comme une diablesse pour ne pas assouvir ses envies solitaires.
Le reflet du miroir lui renvoie l’image d’une femme esseulée qui pleure son amant vers un ailleurs enfui.
En latine coléreuse elle brise le miroir, voit sa silhouette démultipliée, une myriade d’éclats, étoiles virtuelles attachées à la voute céleste.
Elle ne voit plus la femme par la douleur brisée, ni ses rides, cicatrices de sa vie déjà trop entamée.
Ses désirs s’évaporent, ses rêves de bonheur sont des fruits trop amers, elle maîtrise le feu !
Mais elle oublie sa vertu, elle pense à son amant, il a violé son âme. En un frisson, en un désir, ses doigts honorent sa vie, alimentent sa rivière secrète, cultivent sa jouissance jusqu’à l’extase brûlante, violente.
Elle s’y perd infiniment trop belle, et puis s’évanouit !
Je la suis, je la sais si fugace et pourtant je la suis à la trace.
J’aime la fluidité de sa course, cadencée par les dénivelés, le changement de tempo de sa fuite indomptable, parfois lente, parfois accélérée, mais jamais, jamais interrompue.
Elle poursuit son chemin, me renvoyant l’éclat de sa lubricité, interpellant mes sens, jouant de séduction pour mieux me captiver, m’interdisant l’audace d’oser l’intercepter.
Si pure et mutine à la fois, elle se fond dans le paysage dont elle parcourt les lignes, entre monts et vallées, libertine libérée, elle dévie son chemin, mystérieuse voyageuse glissant vers l’inconnue.
Elle me captive par son insoumission, sa liberté d’aller où bon lui semble, et cette invitation sous jacente à la suivre jusqu’à destination.
Voilà qu’elle chute soudain, perdant un peu de sa prestance, un rien évaporée comme une goutte de rosée quand le soleil renait.
Elle n‘est pas solitaire, juste perdue au milieu de la foule de ses congénères, mais pourtant je ne vois qu’elle sans jamais un instant pouvoir la quitter des yeux.
Elle sait où elle m’emporte, je me laisse transporter par la magie de l’instant.
Quand cette perle d’eau vient s’égarer au bord de ta toison, avant que de mourir, elle me lance un dernier éclat, juste au cœur de ton sexe, que je récolte sur ma bouche, au bord de mes lèvres.
Seuls tes frissons me touchent, et ton désir m’abreuve, lorsque la gouttelette sur ma langue se couche.
Toujours pas reconnue comme écrivaine, juste auteur érotique de quelques nouvelles ou autres poésies, elle s’apprêtait à écrire la suite des dernières aventures de Jack et Jacky.
Mais un rayon complice, plus brûlant que les autres, irradia sa peau lisse, s’immisça à l’interstice de sa féminité jusqu’au bord du délice.
L’imaginaire aidant, elle repense à Alice entre autre héroïne de ses élucubrations, ou encore Benjamin au bord des lèvres de Mathilde ...mais la douceur rayonnante de l’astre descendant l’emporte dans ses rêves dans un sommeil profond.
Si son amant fuyant inonde ses pensées, une nouvelle silhouette se dessine au lointain, une porte se ferme, une nouvelle s’entrouvre, en toute nudité, en toute liberté, elle s’infiltre dans la pièce empreinte de volupté....
Mais le soleil décline, elle émerge de sa torpeur, en appelle à ses rêves, réclamant une trêve de ses nouveaux tourments, une douceur secrète de son amant fuyant, une approche mystérieuse du rêve d’un nouvel amant clairvoyant...
Cueillez, cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie !
N’attendez à demain !
Pardonnez-lui de s’être laissé emporter par les premières chaleurs d’une journée méridionale....Ce fut pour elle une véritable jouissance !
Il alimente ses rêves sans même le soupçonner, peut -être son mystère dans sa simplicité à vouloir la séduire avant que de la croiser.
Le jeu est ravissant, la découverte, une ode à l’enchantement de deux êtres qui se dévoilent avant de se dévêtir, comme une mise à nu encore tout habillé.
Tout comme elle, il erre derrière les cristaux liquides de son écran, étayant ses émotions au diapason de ses envies interdites, érotise ses lectrices dont elle fait partie le plus discrètement.
Mystère et volupté pour cette libertine, gourmande de frissons, de ceux que peu d’amants savent, tout juste en l’effleurant inséminer dans la peau d’une femme.
Osera-t-elle lui avouer ses plus troublants fantasmes, ceux là même qu’on désire sans jamais se risquer à les concrétiser.
Osera-t-elle crever l’écran anonyme et intemporel, pour mieux que lui décrire ses plus audacieuses appétences, les lui murmurer sensuellement, son regard impudique campé au fond du sien !
Il le sait, elle aime les intrépides, elle aime être surprise autant qu’elle peut surprendre.
Il le sait, il n’a qu’un mot à dire .Elle aime le danger, les amours adultères parce qu’ils sont interdits, singuliers, particulièrement troublants parce qu’insolites et incroyablement excitants entre dualité et complicité,mais encore ...il voudrait tant savoir ce qui la fait vibrer, briller étinceler.
Il voudrait tant qu’elle lui raconte l’originalité d’une situation, une scène ou un lieu singulièrement érotique qui mouillerait ses dentelles et foutrait le feu à son étui magique.
Pourra-t-elle lui décrire le plaisir que peut lui procurer le regard d’un homme qu’elle désire, ce regard la corrompre en la priant, sans même un mot prononcé, de lui dévoiler sa fente humide et nacrée, de lui dévoiler son cœur rosé surmonté de son bouton gorgé et de le caresser jusqu’à la jouissance.
Pourra-t-elle lui décrire, combien elle aime des mains se faufiler sous l’étroit de sa jupe, lui arracher sa petite culotte. Combien elle aime ressentir des doigts s’aventurer à la source de son plaisir, en des lieux insolites, quitte à être surprise dans ses débordements, quand la source devient rivière sous les doigts enfouis, et lesgémissements étouffés, clameurs orgasmiques.
Pourra t- elle lui décrirecombien elle savoure ces délicieuses petites fessées qu’il osera lui infliger, avec ce martinet de soie et de satin tressé qu’il lui aura imposé d’acquérir avant même que de l’avoir rencontrée.
Brillant dans son approche, elle aime son impudique pudeur qui cherche à la troubler dans son assurance diabolique qu’elle cultive comme une dévotion à la femme maîtresse et non à la maîtresse femme, à la féminité dompteuse des plus insoumis des amants.
Briser le miroir aux alouettes, fermer les portes d’un paradis illusoire et se brûler aux flammes d’un enfer érotique, tel est bien le défi qu’elle lui lance, insouciante de la portée de ses agissements.
Alors peut-être lui fera-t-elle vivre ses fantasmes dont il est si curieux....
Regarde il gèle la sous mes yeux Des stalactites de rêves trop vieux Toutes ces promesses qui s’évaporent Vers d’autre ciel vers d’autres ports
Et mes rêves s’accrochent à tes phalanges Je t’aime trop fort ça te dérange Et mes rêves se brisent sur tes phalanges Je t’aime trop fort Mon ange mon ange
De mille saveurs une seule me touche Lorsque tes lèvres effleurent ma bouche De tous ces vents un seul m’emporte Lorsque ton ombre passe ma porte
Et mes rêves s’accrochent à tes phalanges Je t’aime trop fort ça te dérange Et mes rêves se brisent sur tes phalanges Je t’aime trop fort Mon ange mon ange
Prends mes soupirs donne moi des larmes A trop mourir on pose les armes Respire encore mon doux mensonge Que sous ton souffle le temps s’allonge
Et mes rêves s’accrochent à tes phalanges Je t’aime trop fort ça te dérange Et mes rêves se brisent sur tes phalanges Je t’aime trop fort Mon ange mon ange
Seul sur mon sort en équilibre Mais pour mon corps mon coeur et libre Ta voix s’efface de mes pensées J’apprivoiserai ma liberté
Et mes rêves s’accrochent à tes phalanges Je t’aime trop fort ça te dérange Et mes rêves se brisent sur tes phalanges Je t’aime trop fort Mon ange mon ange
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