Ce que vous prenez pour ma folie, n’est juste qu’un appel démoniaque de mes sens à votre approche si virtuelle soit-elle, hors de l’espace temps et de toute distance de vous à moi.
Un bruit sourd résonne à mes oreilles, un bruit étouffé, à peine sonore, régulier, je le reconnais c’est le son des battements de mon cœur.
A l’approche de vos pas, même les plus improbables, une étrange sensation s’empare de mon esprit et de mon corps, une hyper acuité sensorielle dont je savoure chaque signe .L’écho de vos pas accroit le tempo de mon cœur malmené, en augmente la charge infernale, me précipitant dans une nervosité érotique dont je ne maitrise plus les contours .La clairvoyance m’abandonne, mon rythme cardiaque s’accélère, je suis nerveuse, je ne respire plus qu’à peine.
Quand le désir m’imprègne, je tente de rester calme, en plein cœur de la nuit, mais le battement de mon cœur se fait de plus en plus en fort, le bruit légèrement voilé par celui de ma respiration étranglée de vous savoir si proche.
Un bruit sourd résonne à mes oreilles, celui de votre souffle, qui m'attire inexorablement ...mais je ne sais pas où me mènent ces pas, je sais juste que je vous aime et vous désire bien au delà de mes limites …
Vous me priez instamment de vous offrir ma nudité, d’arracher tous ces voiles qui me dérobent à vous par excès de pudeur ou peut être par défi.
Vous soulevez les draps, les faites doucement glisser dévoilant pas à pas mes courbes féminines frissonnantes de la sensualité que votre geste génère, que vos audaces enfièvrent.
Je n’entends plus qu’à peine les battements de mon cœur, je n’entends plus que mon sexe palpiter, s’entrouvrir comme un abricot pulpeux et juteux, un fruit mur, prêt à être déguster.
Vos lèvres s’en emparent dans un chuintement, des effluves sensuelles s’en échappent, embaument l’atmosphère d’un parfum envoûtant.
C’est l’odeur du désir, de ma féminité par vos lèvres exprimée.
Vous me le susurrez, votre tête ente mes cuisses, mes mains dans vos cheveux
« Tu sens l’amour, tu es faites pour le plaisir »
Ces mots bien ordonnés que vous me murmurez, déclenchent la mécanique, l’engrenage naturel de notre complicité quand mon plaisir vous nargue pour mieux vous malmener.
Je devine votre sexe frémir, s’enorgueillir à la seule pensée de me fendre, puis tel un obélisque s’ériger, pour ne plus débander qu’une fois submergé par votre jouissance.
J’aime tant ce regard que vous posez sur moi, quand mes lèvres je mords pour mes soupirs étouffer, quand je sens votre sexe me pourfendre le ventre, votre pubis cogner mon triangle inondé.
J’aime tant dans vos yeux lire la jouissance, votre bête monstrueuse me ronger les entrailles, quand votre foutre brûlant m’éclabousse, enivrant, en mon intimité bouillonnante.
Vous étouffez la plainte, vos lèvres s’emparent des miennes, elles s’embrasent et s’embrassent longuement comme une gourmandise pour prolonger l’émoi.
Ce que vous prenez pour ma folie, n’est que ma dépendance, cette addiction étrange qui me rattache à vous.
Un bruit sourd résonne à mes oreilles, un bruit étouffé, à peine sonore, régulier, je le reconnais c’est le son des battements de nos cœurs enlacés…
De vous à moi, je vous aime…alors baisez moi, baisez moi encore !
© 2009 Mysterieuse

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