Découvrez Peter Gabriel!
Elle avait enfilé une robe noire très stricte mais très seyante, laissant deviner des courbes accueillantes à qui ne les connaissait pas.
Il l’avait détaillée dans les moindres détails de ses chevilles fines jusqu’à la cambrure de ses reins le temps qu’elle enfile avec désinvolture un manteau noir à l’allure plutôt noble.
Elle lui plaisait toujours autant, son rayonnement érotique à la limite de l’impertinence lui faisait l’effet d’une brûlure à chacun de ses regards.
« Je suis prête, nous pouvons y aller, préférez vous manger dans le coin ou...
-Dans le coin cela nous évitera de perdre du temps, le temps est précieux n’est-ce pas ?
-Des fruits de mer, j’ai envie de fruits de mer...
-C’est ok ! »
Ils n’avaient eu qu’à traverser le boulevard pour trouver leur bonheur.
Quelques huitres plus tard agrémentées de jeu de séduction, de rire, d’émotion et d’espoir , ils avaient quittés le restaurant pour rejoindre bras dessus , bras dessous le hall du palace.
Il était sur le point de la quitter, quand impulsivement elle lui avait proposé, le regard langoureux, de venir partager avec elle la bouteille de champagne qui l’avait accueillie à son arrivée.
« Etes-vous sûre ?
-Vous en mourrez d’envie
-Vous ne doutez donc jamais
- Jamais, c’est bien ce qui fait mon caractère. Alors ? Avant que je ne change définitivement d’avis. »
Il l’avait suivie sans plus se faire prier, elle n’avait pas l’air de plaisanter .L’ascenseur les avait accueillis dans un silence lourd presque oppressant.
Les événements s’étaient précipités devant la porte encore close de la suite .Elle l’avait attiré à elle par le revers du manteau et avait collé ses lèvres contre les siennes.
« Vous pourrez féliciter Tom Ford de ma part, vous êtes irrésistiblement attirant et tant pis pour vous, tant pis pour nous »
Puis elle avait ouvert la porte à la hâte, l’avait entraîné, avant que de se débarrasser de son manteau en le jetant sur le lit King size.
« Je vous laisse vous installer, faites comme chez vous, servez nous un verre le temps que je prenne une douche, voulez-vous »
Le temps de le dire, elle avait déjà disparu dans la salle de bain.
Elle était réapparue enveloppée d’un peignoir blanc d’où s’échappaient les fragrances voluptueuses de son parfum.
Il l’attendait sagement installé dans le canapé, débarrassé de son manteau.
« Trinquons à nos retrouvailles, avait-il lancé
-Tchin, je n’aurais jamais pensé que nous nous retrouverions ici
-A vrai dire moi non plus. »
Il n’avait plus d’yeux que pour ses longues jambes qui s’échappaient sous les pans du peignoir mal ceinturé et pour ces petits seins qui l’invitaient à plus de découverte.
Aussi naturellement que possible elle lui avait proposé de prendre une douche .Il ne s’attendait pas à une telle offre mais cette invitation des plus prometteuses l’avait séduit, laissant présager une suite plus torride à cette sollicitation.
Le ton de la soirée, riche en rebondissements était donné.
Pendant le court laps de temps qui s’était écoulé entre la douche et la réapparition de son ôte , elle avait bu deux coupes de champagne d’un seul trait embrumant un peu plus ses sens déjà pas mal tourmentés.
Lorsqu’il avait surgi de la salle d’eau, il était aussi effervescent que les bulles de champagne, juste d’une serviette vêtu, étourdissant d’érotisme tant par son physique avantageux que dans le pétillement de son regard. Il était aussi séduisant dévêtu qu’élégamment habillé. Sa quarantaine déjà bien entamée était des plus attirante, et il n’avait rien à envier aux encore jeunes trentenaires, tant son corps était sculptural.
Se jetant sur le lit comme aurait pu le faire une espiègle enfant, elle l’avait invité à la rejoindre en tapotant de sa main juste à ses côtés, sur les draps défaits.
« Vous êtes surprenante, êtes vous toujours aussi lunatique, rappelez-vous « Pour qui me prenez-vous »...
-Ne m’avez-vous pas dit « Je suis à Paris, si vous changez d’avis », considérez que j’ai changé d’avis.
-A la bonne heure, j’en suis ravi »
Leur rapprochement les avait simultanément imprégnés de frissons délateurs d’une attirance charnelle sans équivoque .L’alliance même de leurs parfums respectifs avait teinté leurs premiers effleurements d’une torride fièvre sensuelle.
L’enchainement des baisers et caresses tout en tendresse et volupté témoignaient avant que de dériver, d’une complicité charnelle presque insolite, tant la ferveur de leurs élans préliminaires présumait d’une torride complicité.
Le contact épidermique de leurs deux corps s’était avéré une expérience insolite. Le peignoir douillet de Paola n’avait pas résisté bien longtemps aux effleurements des mains d’Alexis qui s’étaient aventurées fébrilement sous l’éponge du tissu, pas plus que la serviette camouflant tant bien que mal la sensibilité virile d’Alexis.
Le temps, d’un baiser, plus fiévreux, plus évocateur de leur désir complice, ils s’étaient retrouvés entièrement nus dans une étreinte ne faisant plus de leur corps qu’une seule silhouette ondulante et frissonnante
Dans l’attente de l’autre, ils s’étaient dévorés du regard, avant que de s’affronter dans une arène érotique où provocations sensuelles et autre morsures sur leurs peaux enfiévrées donnaient le ton de la ferveur de leur rencontre.
Tour à tour acteur ou spectateur de leur fougue amoureuse, ils s’étaient prêtés sans tabou aucun à toutes les voluptueuses approches dont ils disposaient, sans même en avoir soupçonné l’existence auparavant. Chacun de leur geste, chacun de leur enchevêtrement donnait essence à leur plaisir trahi sans leur consentement par de troublants gémissements, voir essouflements conjugués au creux de leurs oreilles.
Elle l’avait réclamé, il l’avait suppliée. Elle l’avait dévoré, sa bouche engloutissant son membre turgescent au bord de la dispersion pour un plaisir mordant, en tendresses, sussions et autre aspirations amoureuses de son vit fièrement dressé pour celle qui l’honorait de son désir gourmand.
La propagation complice de leur plaisir les avait désunis par trop dévastatrice, avant qu’il ne la prenne en viriles saccades jusqu’à la jouissance puissante, dévastatrice, investissant leurs corps mélangés d’une onde érotique et sismique interminable. Il avait pourtant résisté bien longtemps à cette croupe arrogante qui lui donnait la réplique parfaite de la cadence de son bassin contre cette pleine lune de chair et de sang, mais avait fini par succomber à l’ondulante impudeur féminine.
Alexis s’était effondré sur Paola dont la cambrure éreintée par les puissants assauts de son amant s’était doucement déliée dans la déliquescence de sa jouissance.
« Et bien dis moi, tu es une sacrée baiseuse, je ne m’étais pas trompé »
Elle n’avait pas répondu, et sa tête collée contre l’épaule d’Alexis, elle l’avait longuement caressé de ses mains encore enfiévrées par le désir, sa poitrine, son ventre, son sexe enfin détendu.
« Eh, Princesse, laisse le se reposer, serais-tu insatiable ?
-C’est un bruit qui court, mais n’aies crainte c’est ma tendresse qui parle ici et non ma gourmandise. Tu es un sacré baiseur aussi, mais j’en étais déjà convaincue. Si nous allions prendre un verre en bas, ça te tente ?
-Allez, tes désirs sont les miens »
Après une douche commune, une restauration vestimentaire dans l’urgence, ils avaient quitté la chambre comme deux tendres amis.
« Veux tu que nous nous mettions au bar ?
-Oui avec plaisir, je préfère le bar au salon, la clientèle n’est pas très jeune ici
-Oui c’est un des rares défauts de l’hôtel, pour le reste ...
-Pour le reste tout est parfait »
Elle s’était installée légèrement sur le tabouret puis avait interpellé le barman
« Bonsoir Tom...
-Tom ? Connais-tu ce jeune homme ?
-Non du tout, mais Tom lui va bien »
La discussion était tombée en désuétude lorsque Tom s’était adressé à Paola
« Vous désirez, Madame ? une moue dubitative sur les lèvres et haussement d’épaule signifiant « pas de chance » ou « tant pis »
-Je prendrais une coupe s’il vous plait
-Et Monsieur ?
-Comme Madame s’il vous plaît, mais mettez plutôt une bouteille Madame et moi avons très soif.
-Bien Monsieur, suite 1204, je crois... »
Paola avait fait les gros yeux à Tom qui en vérité répondait au prénom de Pierre.
« Quelle drôle d’idée, vous devez faire erreur, ou bien j’ai raté un épisode
-J’ai du faire erreur Monsieur, veuillez m’excuser.
-Ce n’est pas grave, heu Pierre, c’est bien cela votre prénom
-Oui, oui ... »
Le regard que Paola avait lancé à Pierre n’avait pas eu besoin de traduction, son professionnalisme avait fait la transition. Lui restait la vague impression que Monsieur, arrivé trop tôt avait perturbé les projets de Madame, à savoir une petite aventure amoureuse en catimini pour épicer sa vie de bourgeoise respectable le privant ainsi lui, d’une partie de jambes en l’air mémorable assortie d’une chevauchée fantastique.
Quant à Alexis, son regard pétillant plongé dans le vert de celui de Paola, il n’oserait jamais lui avouer que, quelques heures auparavant, ayant intercepté son interrogatoire quant au propriétaire d’un parfum de grande marque, il n’avait pas hésité un seul instant avant que se le procurer.
Tout comme il garderait son opinion quant à son mensonge effronté lorsqu’elle affirmé avec impertinence qu’elle ne connaissait pas Pierre alias Tom. Le mystère resterait entier sur la nature de la relation, cela n’avait plus aucune espèce d’importance, car après tout il avait gagné la partie et la soirée ne faisait que commencer. Il avait bien l’intention de la baiser toute la nuit et bien au-delà avec le ferme projet de réitérer son audacieuse demande formulée quelques jours auparavant, lorsqu’il lui avait volé un baiser lors de leur première rencontre :
« Vous me plaisez, devenez ma maîtresse, vivons ensemble nos fantasmes »
La « garcitude » érotique de Paola ferait le reste ...gourmande de plaisir et d’interdit !
© 2008 Mystérieuse



Les commentaires récents