Quand nous aurons fini de nous parler d’amour
Sans armure et sans haine à l’aube d’un nouveau jour,
Dans une ultime étreinte nous nous désaimerons,
A l’aurore blafarde nous nous désunirons.
Si le désir de l’autre n’est plus qu’un souvenir
Que nos corps éreintés refoulent le plaisir
Dans un dernier baiser de regrets enrobé
Nous signerons la fin d’un amour élimé.
Ta peau contre ma peau, ton souffle dans le mien
Mes sanglots étouffés pour unique refrain
Je t’offrirais mon corps pour la dernière fois
De mon sexe à ton âme mes plus violents émois.
T’enivrant de mes charmes en mon moite fourreau
Tu vivras mes abysses comme l’ultime tombeau
Boiras jusqu’à la lie, le calice du breuvage
De ma fente torturée par tes derniers outrages.
Nous garderons de nous un vibrant souvenir
Quand nos corps enchainés se perdront en soupirs,
Quand le plaisir complice viendra nous pactiser
De cet amour charnel trop tôt assassiné.
Aimons –nous maintenant, sans songer à demain
Au grand jour, aujourd’hui, sans songer au destin
Le temps, ce meurtrier, s’il peut nous affaiblir
Peut aussi s’alanguir, victime de nos désirs.
© 2009 Mysterieuse

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