L’ombre de ta présence jette sur moi un voile,
Le songe de ton regard une myriade d’étoiles
Sur mon corps alangui en proie à des désirs
Disséminés par toi pour m’ouvrir au plaisir.
La tiédeur de tes mains m’accorde des promesses
A mon âme sereine dérobe la sagesse
Adoucit mon regard sous mes paupières mi closes
M’enfièvre d’un feu divin jusqu’au cœur de ma rose.
Sur mes joues empourprées et mes lèvres mutines
Tu accroches, licencieux des caresses coquines
Sur mes seins frissonnants une note érotique
Sur mon ventre palpitant une fièvre épidermique.
Le temps suspend son vol dès les premiers frissons,
Nos peaux, en compassion se mettent au diapason
S’accordent naturellement aux fragrances de l’autre
Dans la complicité, elles deviennent la notre.
La volupté nous gagne, imprègne nos esprits
Electrise nos corps, éveille les non dits
Tous ces mots interdits trop longtemps répudiés
Par peur de se froisser ou de bien trop s’aimer.
Quand nos sexes imbriqués, le plaisir nous surprend
Comme une certitude, à nos corps défendant,
Dans un profond baiser ,nos deux bouches scellées
Cristallisent le fugace de notre félicité.
© 2009 Mysterieuse

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