La nuit de l’homme, cela résonne comme une promesse…
Pèle mêle ton regard sur moi, mes cuisses entre ouvertes, tes mains qui se promènent, les miennes, qui m’effleurent et génèrent en moi mes instincts les plus primaires de femelle par l’odeur du mâle attirée.
La nuit de l’homme, Chopin guide mes pas .Comme une ballerine légère, je navigue entre la chambre et toi, toi qui incendie ma peau juste d’un regard posé sur moi.
Un voile sensuel électrise mes seins, ils s’alourdissent pour toi, ils semblent réclamer des morsures clandestines dans cette ambiance classique de Chopin enrobée.
Derrière un bandeau noir, celui de mes paupières closes, pour mieux te ressentir, pour mieux te percevoir, je recherche ta fragrance, celle d’un parfum nouveau, l’odeur de l’espérance, l’arôme du bientôt.
Regarde moi, respire moi, bande pour moi, je te désire tant en secret, en silence, que les mots que je te crie torture la douce musicalité des doigts sur le clavier qui murmurent Chopin.
Juste vêtue de toi et de toutes nos promesses diluées dans le désir de nous qui accompagnent nos vies, j’ondule comme une liane .J’aime la transparence de ton regard absent qui chuchote indécent des mots impudiques, obscénités érotiques qui vantent les mérites de ma féminité et de la diabolique de ma lubricité.
Et cette croupe amante de tes doigts audacieux, symbole synergique de notre lascive complicité, s’agite diablement, réclame ta présence, entrevoit la raideur de ton sexe tendu par ma concupiscence, à vouloir te séduire, peut être te surprendre.
Je réclame ta queue, avec humilité, t’implore de me baiser, te supplie de m’aimer de tes doigts, de tes lèvres, de ta peau, de ton sexe …je te ressens en moi …et le silence me répond que tu n’es plus un rêve, mais bien une raison ,la raison pour laquelle je me sens aussi belle quand je jouis pour toi.
Entre les draps blanc froissés, je m’éveille doucement à l’aube d’un nouvel instant, l’instant d’après , celui qui enchaine dans la sérénité la fougue de l’extase , de cet orgasme criant que tu m’as arraché comme une douce torture , en absence de toi , dans l’attente du moment , cet espace divin en harmonie charnelle de nos retrouvailles annoncées.
La nuit de l’homme m’enivre de toi, c’est le parfum, Amour, que j’ai choisi pour toi, il ne peut que t’aller …Oublie Opium au masculin, Amour, même si celui-ci te collait à la peau,, te suivait comme une ombre , en totale duplicité avec l’odeur de ma peau « opiumisée » au féminin .
Je l’ai choisi pour toi …Je m’endors doucement, la tête sur l’oreiller, mes cheveux en bataille , mon sexe encore mouillé de l’empreinte de tes pas , et mes sens enivrés par « La nuit de l’homme » que j’ai disséminé comme un bruine d’étoiles sur le seul compagnon de mes nuits agitées, mon oreiller , berceau de mes larmes quand le manque de toi se fait par trop cruel.
Ereintée du plaisir que tu viens de m’offrir sans même le savoir, je décline doucement, me perds dans le sommeil, je t’entends murmurer « Je t’aime » à mon oreille.
La nuit nous appartient, je n’appartiens qu’à Toi !
© 2009 Mysterieuse

J'imagine volontier qu'une fragance puisse appaiser le manque de l'être désiré, comme elle reste le dernier souvenir apres un corps à corps. Mais avec quelle autorité vous choisissez pour lui!
Rédigé par: psaganarel | 05 novembre 2009 à 23:13
A Psaganarel:un véritable appel à la luxure ce parfum...Il est des autorités qui résonnent comme des prières...pour adoucir l'aliénation!
Rédigé par: Mysterieuse | 06 novembre 2009 à 10:24