Je n'y croyais presque plus, mais ma patience et ma passion avaient eu raison du sort.
Il était presque l'heure de la rencontre ...
Si fébrile à l'idée de le retrouver, je repoussais à une date ultérieure ma décision d'arrêter mon intoxication journalière à la nicotine, grillant l’une après l’autre les quelques clopes que j’avais pris soin de bien planquer au fond d’un tiroir.
Je ne trouvais pas que l’idée de le recevoir chez moi fut une idée géniale, mais j’avais envie qu’il goûte à l’atmosphère de ma vie et de ma personnalité.
Mon côté romantique avait opté pour des bougies disséminées çà et là, et mon côté coquin pour l’absence de culotte.
Je glissais mes doigts entre mes cuisses .Inutile d’essayer de lui cacher à quel point j’avais envie de lui, je songeais même, excitée par l’attente de l’instant, à le guider directement vers l’interstice d’où s’échappait déjà des larmes de cyprine
J’avais envisagé qu’il me lape, qu’il me lèche avant même qu’il ne m’embrasse .Il serait bien temps de découvrir le goût de nos langues, de mélanger dans l’échange de nos baisers la saveur de nos désirs.
Je n’avais eu avec lui que des échanges épistolaires ou téléphoniques agrémentés ici ou là de vidéos aux pouvoirs érotiques ou du moins tels étaient les pouvoirs que je leur destinais. Nous avions cultivé le désir jusqu’à le rendre douloureux.
Combien de fois ne l’avais jamais imaginé, sa queue tendue, bien enrobée de sa poigne énergique, frénétique ou langoureuse, me regarder en train de me caresser, ma chatte offerte à ses pensées les plus lubriques. Combien de fois avais-je espéré l’entendre me murmurer, tu me fais bander, je me retiens pour ne pas gicler ou bien encore tu m’as fais jouir.
Le faire jouir c’est bien le sort que je lui réservai et plutôt dix fois qu’une ...
Il découvrirait bien assez tôt la louve vorace que je suis, mais aussi la chatte lubrique, ou bien encore la petite salope qu’il désirait.
Désir et amour s’étaient confondus jusqu’à un point de non retour...
La porte entre -ouverte avait couiné, une silhouette m’avait troublée, il était là sur le palier et de cette voix que j’aimais tant, il mettait fin à la torture de cinq ans...
« Bonsoir Ma puce »
© 2009 Mysterieuse

Oui, le désir peut etre douloureux quand il n'est pas assouvis. La fin de l'attente résonne comme une libération. Simple et beau
Rédigé par: psaganarel | 09 novembre 2009 à 23:07