Il est certains hommes dont la séduction est si diabolique, qu’elle agit sur les femmes comme un venin, qui finit par devenir drogue et addiction.
Lorsque Dom, il y a quelques années, dégagée de ses responsabilités familiales, les enfants étaient grands et indépendants s’était approchée d’internet, elle ne savait pas que cinq plus tard, cette approche allait transformer sa vie.
Au hasard des rencontres par chat interposé, elle se mit à correspondre sans plus de but affirmé, avec des inconnus dont elle ne réclamait qu’un peu d’attention sans arrière pensée !
Elle était femme comblée par un mari très présent, sauf quand son job envahissant le poussait à l’ignorer bien involontairement, pour plus se consacrer à sa fonction commerciale qui leur garantissait un statut social privilégié.
Elle pouvait dialoguer avec les internautes, sans discernement de sexe, échanger des opinions, partager ses passions, mais ses rires et ses larmes aussi, les émotions guidant sa vie au même rythme que son ennui.
Au détour d’un chemin de son voyage virtuel elle fit la connaissance un matin, d’un homme, enfin se présentait-il ainsi, dont l’initiale de son prénom était la même que la sienne.
Le vouvoiement agrémenté du mystère eut tôt fait de la séduire et, à peine quelques semaines plus tard, elle se trouvait sous dépendance. Il lui était devenu indispensable, alors qu’elle doutait en permanence de toutes les informations qu’il lui diffusait à profusion, mais peu importe se disait-elle, cet homme me plait, et même à en souffrir, quitte à attendre des années, je n’abandonnerai jamais avant que de l’avoir aimé….
La fidélité dont elle avait toujours été exemplaire allait lui échapper.
Afin de combler ses désirs et de séduire son double au masculin, elle allait se laisser aspirer dans la spirale infernale des fantasmes les plus fous de son virtuel amant, son amant de cœur comme elle aimait le surnommer et son bourreau du corps, quand le plaisir l’emportait dans la solitude de ses caresses qu’elle offrait à sa peau en songeant à lui, en songeant que bientôt ses baisers et ses mains étoileraient ses nuits
Pourtant le temps passait sans que jamais, elle ne le rencontrât, et pour cause, il n’avait jamais honoré un seul des rendez-vous qu’elle lui avait fixés, et pourtant elle n’avait jamais cessé de l’aimer de manière empirique.
Il n’appartenait qu’à lui de combler son destin, mais il s’y refusait avec autorité, dans une sorte de perversité amoureuse dont la complexité la comblait de désir.
Peut être pour lui plaire, surtout pour le combler, au troisième anniversaire de leur rencontre virtuelle ,elle se mit à écrire des poèmes aux notes érotisées, puis amoureuse qu’elle était, elle se laissa emporter dans l’écriture de nouvelles dans lequel elle retraçait de façon détournée, l’addiction passionnelle et lubrique qu’elle lui vouait sans tabous.
Le mystère d’un amour, Platon en a parlé en oubliant la volupté engendrée par le désir à l’autre, l’a conduite sans détour à combler son absence dans des phrases peu indécentes, mais toujours d’érotisme teintées, qu’elle vous livre en toute impunité sous un nom emprunté « Mysterieuse »
« Aiguilles- bas sans dessous » était né, et c’est bien ainsi, impudique libertine qu’elle compte un jour le retrouver !

Merci à cet inconnu ,car ,grâce à lui ,de magnifiques écrits nous transportent.
Que le diabolisme de certains produise encore et toujours de tels débordements artistiques!
Rédigé par: Christine | 01 juillet 2009 à 22:30
Histoire mélancolique,
mélancolie de l'amour,
amour virtuel,
tuer le manque,
manque de présence,
présence intime,
intimité délaissée,
laissez-moi seule,
seule avec mes doutes, mais pas trop longtemps !!
Les maux blessent mais créent aussi,
les mots blessent mais créent aussi,
créent le désir,
créent l'aliénation,
aliénation à vos mots,
toujours plus forts, toujours plus hauts.
Les murs de votre fort,
toutes portes ouvertes,
exempts de meurtrières,
s'ouvrent à nous, passagers du moment.
Moment de vie, de votre vie, de notre vie
quelque choses change quand on vous lit
les draps plus doux de notre lit
accueillent l'émoi qui s'éveille
grâce à vos mots et leurs merveilles
Rédigé par: The Blade | 02 juillet 2009 à 09:16
Comment? Ne l'as-tu donc pas encore retrouvé? (rires)
baisers doux et sincères
Rédigé par: peter pan | 04 juillet 2009 à 00:19