Essence - Original - Erotic Lounge - Essence
Il lui restait une petite demi-heure de route avant que d’accéder à la propriété.
Elle resongeait à la folie de cette acquisition, aux projets que Chrys et elle avaient échafaudés autour de cet achat.
C’était le temps du bonheur et de la complicité, le temps où tout était possible.
Las de la vie citadine, du bitume et de l’effervescence de la capitale, le projet de créer une chambre d’hôte aux prestations luxueuses au creux de la verdure, les avait conduits jusque dans la Creuse, mais la vie dissolue de Chrys les avait rattrapés avant que leur entreprise n’aboutisse.
Malgré tout, après qu’elle ait repris sa liberté, Chrys avait conservé le bien immobilier lui allouant le simple statut de résidence secondaire, une véritable aberration, compte tenu des douze pièces dont bénéficiait l’habitation, sans parler des deux étangs dans le parc environnant. Un luxe en vérité, si ce n’est que peu de temps après leur divorce, Chrys avait hérité de la fortune de son père, un pécule suffisamment conséquent pour éponger d’un seul coup la totalité de son endettement et palier largement à l’entretien de la demeure
« Tu seras toujours chez toi à la maison des lacs » lui avait-il précisé, alors que le divorce venait d’être prononcé
Elle avait pris son invitation à la lettre et c’est avec plaisir et régularité qu’elle venait se ressourcer, depuis leur séparation, à chaque fois que le temps le lui permettait, dans la somptueuse propriété aux charmes bucoliques.
Pourtant, aux abords de la grille, un étrange sentiment l’avait envahie.
L’insolite complicité amicale qui s’était installée entre Chrys et elle depuis leur désunion, lui paraissait soudainement démodée, voire périmée.
Son humeur plus badine depuis sa dernière rencontre avec Ben, l’invasion des désirs illicites pour son amant indomptable et utopique, lui laissaient soudain entrevoir une nouvelle synergie érotique entre elle et son ex mari.
Elle chassait avec force ,les pensées démoniaques qui envahissaient son esprit torturé par la lubricité alors même qu’elle franchissait l’enceinte du domaine .mais au fond d’elle-même elle n’espérait qu’une seule chose , c’est que Chrys fut seul, heureux de la retrouver dans la plus grande simplicité d’un déjeuner sous l’immense tilleul , tout près du jardin potager , véritable mine de vitamines, dont Christopher avait confié l’entière responsabilité à un vieux retraité creusois .
Il était apparu sur le perron, tout de blanc vêtu, pantalon et chemise flottante, la tenue dans laquelle elle le préférait, tant elle donnait à sa silhouette la confirmation d’une détente estivale.
Il avait peaufiné sa tenue décontractée d’un panama et d’une paire de Ray ban rétro donnant une élégance particulièrement raffinée à sa stature imposante. Elle ne pouvait espérer meilleur bienvenue et pourtant, il avait poussé le raffinement de son accueil en lui tendant un bouquet de pivoines, de loin sa fleur préférée, lorsqu’elle l’avait rejoint pour l’embrasser.
Il l’avait longuement serrée dans ses bras, mais Mathilde, toujours sur ses gardes, involontairement agressive l’avait interrogé.
« Où est-elle ?
-De qui parles-tu ?
-Ta nouvelle conquête ?
-Serais-tu jalouse ?
-Non, juste curieuse !
-Allez avoue...
-Rien du tout ! A qui est ce véhicule ?
-La jeune femme qui s’occupe de l’entretien...J’aime te sentir jalouse
-Je ne suis pas jalouse, je te l’ai dit juste curieuse »
Il s’était chargé de récupérer les bagages, sans plus un mot prononcé, s’était proposé de lui déposer dans sa chambre le temps qu’elle prenne le soin de se désaltérer après le voyage.
Lorsqu’il la rejoignait à l’office, elle descendait à grands coups de gosier son deuxième verre de soda citronné.
Instinctivement, il la soulevait comme un fétu de paille, enserrant sa taille d’une poigne énergique et l’installait sur la longue table monacale en chêne, écartait ses cuisses des pans de la robe bois recouvertes, se glissait entre elle, collait son buste contre sa poitrine et inondait son cou de baisers assassins.
« Que fais-tu ?
-Je succombe à tes vices !
-Mes vices ? De quoi parles-tu ?
-Tes yeux, ton regard, ils parlent pour toi !
-Et que te disent-ils ?
-Ça ! »
D’un large revers de la main, il avait écarté tout ce qui se trouvait sur la table, avait doucement accompagné le buste de Mathilde à l’horizontale.
Elle n’avait pas résisté, s’était laissée mener par cette main experte, puis avait fermé les yeux lorsqu’elle avait ressenti les doigts de Chrys parcourir ses cuisses sous sa robe, puis relever le tissus et faire glisser sa petite culotte pour enfin la lui ôter.
Le temps d’entrouvrir ses paupières, elle avait entraperçu son ex mari imprégner ses narines des effluves érotiques de ses dentelles.
Avec le même cérémonial, il avait décomposé du regard chaque plissure de son sexe lisse !
« Tu restes et resteras mon plus beau papillon et de loin le plus gourmand »
Mais c’était bien elle qui allait se laissait butiner !
Débarrassée de toute moralité réductrice, son regard arrogant avait accompagné celui de Chrys jusqu’à ce que sa tête se perde entre ses cuisses.
Le danger d’être surprise par l’irruption clandestine de la femme de service avait donné une note érotique supplémentaire à l’immoralité de la situation.
A suivre...

Presque un sans faute, mais il aura fallu attendre les derniers passages, lorsque vous sentez que l’orage va craquer, pour perdre la concentration que j’ai lu entre ces lignes.
La première est subtile, mais dans la structure de la phrase, j’aurais écrit « sans plus un mot prononcer (retournement de sans plus prononcer un mot) » votre version me semble bancale.
Par contre, « lorsqu’il la rejoignit » (passé simple, encore… vous n’avez pas assez lu Pagnol, toute provençale que vous êtes ;op)
Et enfin, il faut que vous m’expliquiez ce qu’est une « robe bois recouvertes » j’ai bien noté, le pluriel de « recouvertes » que j’associerais donc au seul mot féminin pluriel « cuisses », mais je ne comprends pas plus, ni ne trouve le mot qui aurait pu être oublié.
En fougueuse méditerranéenne que vous êtes, vous vous êtes enflammée à deux pas de la ligne d’arrivée, le sang dans vos veines accélérant à son paroxysme, pour vous faire tourner la tête et perdre cette concentration… Bel effort, pourtant, mais vous n’échapperez pas à la fessée !! Allez, posez vos mains sur cette belle table en chêne et tendez votre séant, céans ! Martine, apportez-moi la badine !!
Oui, vous disiez, quelques épisodes auparavant, qu'elle n'y allait pas pour se vautrer dans les bras de son ex-mari, mais finalement, il ne lui a pas fallu faire de grands efforts pour qu'elle s'allonge et ouvre son écrin à ses démoniaques baisers...
Pauvre benjamin, lui qui a confiance... Ah, ces jeunes, ils sont trop naïfs !!
Rédigé par: The Blade | 23 juin 2009 à 11:35
A the blade :à vrai dire ,hier je n'ai même pas relu mon texte...Chers lecteurs vous devez donc lire " écartait ses cuisses, des pans de la robe à pois recouvertes"
Quand à vous The Blade , c'est bien "sans plus un mot prononcer" bien évidemment que je voulais écrire.
Je ne suis pas Pagnol , très cher et je préfère "il la rejoignait" , je fais comme je veux ,non mais!
Femme est changeante ,c'est bien connu, et puis ces deux là ne sont pas fachés ,alors pourquoi résister à l'appel charnel s'il est isolé, juste pour le plaisir!
Les jeunes sont trop naïfs certes, mais surtout manquent d'expérience ,et Mathilde ne s'y trompe pas!
Rédigé par: Mysterieuse | 23 juin 2009 à 13:00