Cette satanée Louise me donne bien du mal ...même avec moi , elle joue les garces .....Mais je vous en offre une suite avant de m'échapper quelques jours pour un ailleurs.
La fin à mon retour très certainement !
Jusqu’au- boutiste érotique, elle tente désespérément de repousser cet instant merveilleux, où d’un effleurement, d’un geste, d’un baiser, il va s’emparer d’elle corps et âme .Ces caresses ruisselantes, dont elle a, plus tôt dans la journée, dans la solitude de sa douche, anticipé le parcours, ces caresses lui semblent à présent vitales au frêle équilibre de sa féminité. Elle n’aurait pas pu imaginer que Romuald puisse prendre une aussi grande place dans sa vie en aussi peu de temps …Sa garcitude habituelle s’étiole au fur et à mesure de leur évolution .Il aura fallu une journée, une seule journée pour que ce diable d’homme lui fasse tourner la tête. Mais n’est-ce pas ce qu’elle recherche depuis toujours Louise, un homme qui lui fasse perdre la raison, un amant capable de lui faire enfreindre les lois autoproclamées.
Il est là devant elle, il s’impose en silence, en totale introspection innocente .Combien de temps va-t-il bien pouvoir résister à cette créature inconsciente de sa capacité à faire bander et bien au-delà de cela, à se faire aimer. C’est là que réside la perversité de Louise et non pas dans cet alignement de jouets érotiques ; Ils ne sont prétexte qu’à repousser encore un peu le corps à corps fusionnel dont il est certain qu’elle en craint les effets irréversibles. A l’instar d’un manipulateur, mais en toute inconscience, Louise a tissé une toile dans laquelle, elle est elle-même en train de s’empêtrer. Et lui, Romuald, il aime cette diablerie dans laquelle ils sont piégés. A cet instant, il ne sait absolument pas où cette relation les mènera, mais il lui est impossible de résister à l’appel troublant de cette sirène qui l’entraine inexorablement dans un monde sans barrière, ni tabou. Comme convié à de folles agapes charnelles dans cet hôtel parisien, il en savoure la saveur avant même de célébrer la valse des corps et des cœurs.
Au fil des heures partagées, moments de tendresse ou plus osés, flâneries sages ou audacieuses, repas complice en volupté, détail après détail, il a reconnu en Louise l’amante idéale. Elle est ce qu’il attendait, une femme pleine d’initiative, ignorante des tabous, délicieusement féminine, mais aussi fantaisiste et rieuse.
Une belle coquine, plus très jeune, mais suffisamment séduisante pour faire des sillons posés au bord de ses yeux une sophistication supplémentaire de son charme ravageur.
Dans la pénombre de la chambre, il avance vers elle, elle semble grelotter .Il s’arrête un instant, détaille un à un les objets préposés aux jeux érotiques, avant de les dénigrer l’un après l’autre, excepté le foulard. Il aime la crainte qu’il lit dans le regard de Louise, une crainte doublée d’une douce soumission. Elle sait qu’il va à nouveau lui bander les yeux. Il lui murmure à l’oreille …
« Louise, dans le noir, tous les autres objets prendront une autre dimension, tous vos sens à fleur de peau, à fleur d’âme »
Romuald essaie de garder un air solennel, d’afficher une gravité de bon aloi dans ses propos, mais il ne peut à ce point réfréner ses élans .Il resplendit de désir, du bord de ses lèvres jusque à ses oreilles, le regard étincelant. En une pirouette, il surgit auprès d’elle, dans son dos, son souffle dans le creux de sa nuque. Le bandeau tendu entre ses deux mains, il colle son corps contre la cambrure de Louise, auréole sa tête de ses bras, avant de poser et de nouer le tissus de soie sur ses yeux. Louise est entièrement nue, quelques grammes soyeux occultant sa vision. Elle est belle, de plus en plus belle, fine et pulpeuse à la fois .Le diaphane des rideaux offre de sa silhouette une perception presque surréaliste de ses rondeurs féminines.
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